Carles Costa, El forat a la pedra – 2017

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El Pallars es una comarca de alta montaña situada en los Pirineos. Es una zona que, como el resto de España, sufrió la GUERRA Civil, pero con una característica particular: es un territorio de frontera. Posee un relieve accidentado y una baja densidad de población repartida por municipios reducidos. El Pallars conoció la singularidad de una fuerte REPRESIÓN y dada su disposición geográfica también se convirtió en tierra de EXILIO. Esta historia arranca en Abril de 1938 con la llegada de las tropas nacionales en el Pallars que provoca una sucesión de hechos que se prolongará en los meses siguientes.

En una zona donde el gran protagonista es el paisaje, éste me sirve como elemento de testimonio de los sucesos de 1938. La idea es construir una pared como aquellas que son propias del Pallars. Se van colocando las imágenes como las piedras características de la zona, creando una gran panorámica totalizadora a partir de cuatro secuencias más pequeñas; un único paisaje compuesto de varios fragmentos. El reto es generar una narración con un continuum donde espacio y tiempo se cruzan para acabar hablando de la memoria y de testimonio. En el interior de la secuencia aparece un agujero en una pared, un no-espacio, un no-tiempo donde se esconden las muchas memorias, las muchas vivencias, que no trascenderán, que no aparecen en los libros, aquellas de las que no nos queda información, aquellas historias que permanecerán ocultas para siempre.

El paisaje resultante es el Pallars de 1938, pero también es el del presente; son porciones de territorio que crean un espacio nuevo. Piedras y paredes que se funden con los testimonios, los lugares que guardan la tragedia del conflicto, la represión enterrada en el prado, el agujero en la piedra, lo oculto, y finalmente el exilio, con la esperanza e incertidumbre de un futuro.

Lo que ocurre en las junturas. « Las grandes batallas, decía el general de M… , se libran casi siempre en los puntos de intersección de los mapas de estado mayor. Robert Bresson

 

El Pallars est un village de haute montagne situé dans les Pyrénées. C’est une zone qui, comme le reste de l’Espagne, a beaucoup souffert à cause de la guerre civile, mais avec une caractéristique particulière : c’est un territoire frontalier. Elle possède un relief accidenté et une faible densité de population partagée entre différentes petites municipalités. El Pallars a connu la singularité d’une forte RÉPRESSION et par sa position géographique elle s’est également convertie en terre d’EXIL. Cette histoire commence en avril 1938 avec l’arrivée des troupes nationales au Pallars qui provoque une succession d’événement qui se prolongerons les mois suivants.

C’est une zone où le protagoniste est le paysage, il me sert comme témoin des événements de 1938. L’idée est de construire un mur comme ceux qui caractérise le Pallars. Les photos se placent de la même manière que les pierres typiques de la zone de façon à créer un grand panorama à partir de quatre séquences plus petites. Un seul paysage composé de plusieurs fragments. Le but est de faire une narration avec un continuum où le temps et l’espace se croisent et finissent par parler de la mémoire et des témoignages.

Dans une des séquences il y a un trou dans le mur, un non-espace, un non-temps où se cachent les mémoires, les vécus, qui ne pourront être dépassés, qui n’apparaissent pas dans les livres, ces histoires qui resterons cachées à jamais.

Le paysage est celui de Pallars en 1938 mais c’est également celui d’aujourd’hui, ce sont des portions de territoire qui crée un espace nouveau. Pierres et murs qui se fondent grâce aux témoignages, les lieux qui gardent la tragédie du conflit, la répression enterrée dans la prairie, le trou dans la pierre, le secret et finalement l’exil avec cette espérance et incertitude d’un futur.

Ce qui se passe dans les jointures. « Les grandes batailles disait le général M… se produisent presque toutes dans des points d’intersection des cartes d’état-major ». Robert Bresson. 

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