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Débit De Beau, Les combats symboliques – 2017

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Dans mes photo-trafics numériques, je donne à des images impossibles l’apparence de la réalité. Défendre la figure du migrant avec mes armes fictives,  c’est continuer de croire en la belle idée qu’un nouvel imaginaire soit toujours la première pierre à poser dans la construction d’un nouveau réel. Des pierres et des murs il y en a beaucoup dans cette série: ils créent cet espace irréductible où j’attends de vous accueillir, celui de notre fraternité commune. Ma poétique est politique!

Née en 1966, DDB vit et travaille à Montpellier. Elle pratique la technique du photo-montage numérique pour raconter des histoires et les donner en partage.

 

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Séverine Bonacchi, De l’autre coté de l’horizon – 2017

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Octobre 1938. Octobre 2015. La montagne. La mer. Léonor, 10 ans. Ailan, 3 ans. Espagne. Syrie. Exils. Léonor survit dans des camps. Ailan meurt noyé, photographié face contre sable. Au même moment ma fille atteint le même âge, face barbouillée de chocolat. D’Ailan, je ne sais rien, sinon son statut d’icône et la souffrance projetée de perdre ainsi un enfant qui aurait pu être le mien. Mais de Léonor, l’arrière-grand-mère de mes enfants, je peux vous parler. Et aussi de mon grand-père parti d’Italie, de nous en Europe hier et aujourd’hui, de l’air du temps, de vagues et de mouvements, de cet héritage qui finira par peser sur les épaules des enfants, et qui cristallise mes inquiétudes de mère. Comme beaucoup, je cherche un futur, scrute mon horizon. Je trouve un exutoire dans la photographie, doublé d’un acte de survie.

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Ronny Trocker, Estate – 2017

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Un jour d’été ensoleillé. Sur une plage de Méditerranée, un photographe prend une photo qui fera date : un jeune couple, un petit groupe de personnes, un père et son enfant… Mais le véritable sujet de ce cliché est un Africain qui vient de sortir de la mer : il porte un anorak et un pantalon et se traine à quatre pattes sur le sable, à bout de forces. Pour cet homme, le sable est un nouvel obstacle à franchir vers une vie meilleure. La photo de Juan Medina a fait le tour du monde, mue par une grande force symbolique, elle dévoile toute l’inhumanité d’un instant.

 

Ronny Trocker est né en 1978 à Bolzano. Il a travaillé à Berlin comme ingénieur du son dans le milieu du théâtre et de la musique. En 2004, il s’installe en Argentine pour étudier à l’Ecole du cinéma de Buenos Aires. Son diplôme en poche, il retourne en Europe où il se consacre à la vidéo et à la réalisation depuis 2006. De 2011 à 2013, il travaille au Fresnoy. Il a notamment réalisé « A la frontière », « Eiszeit » (tous deux en 2012) et « Gli Immacolati » (Les immaculés, 2013).

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Patrick Zachmann, Mare mater – 2017

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Par le biais de vidéos et de photographies Patrick Zachmann, membre de Magnum Photos, confronte sa propre histoire familiale à celles des migrants d’aujourd’hui. Il aborde en particulier leur rapport à la mer qu’ils traversent et à la mère qu’ils quittent.

Ce projet a un caractère d’évidence. Patrick Zachmann devait revenir et revoir sa Méditerranée. C’est ici que sa famille a vécu, c’est ici qu’il a découvert les contradictions du monde. L’exposition du MuCEM se révèle comme une occasion exceptionnelle. L’occasion de confronter le travail de photographe à la biographie familiale. Par un concours de circonstances, une ruse de l’histoire, la Méditerranée s’est enflammée au moment où le passé resurgissait. Ce journal met en perspective divers moments, de l’Histoire aux moments plus intimes.

« Il s’agit d’un voyage, un voyage de mémoire et un voyage d’exils. C’est aussi un voyage intérieur. La voix qui porte ce voyage est celle de mon journal de bord. C’est elle qui va tisser le fil de toutes ces destinées que je croise, des migrants quittant leur pays de la rive sud de la Méditerranée, fuyant le chômage, la dictature, l’absence d’avenir, des femmes, des mères, qui les laissent partir ou découvrent qu’ils sont partis, et moi, à la recherche des racines de ma mère, celles qu’elle a voulu oublier. »

Le récit s’élabore autour de cette relation entre mère et fils, homme et femme. Au-delà de ses voyages en Tunisie, en Algérie, en Grèce ou à Malte, Patrick Zachmann n’oublie pas d’évoquer Marseille comme lieu central, aboutissement de toutes les migrations, point d’apaisement et tension.

L’exposition se concentre autour d’un film projetée en triptyque. Sur les trois écrans se succéderont, grâce à un montage original et captivant, des moments familiaux et intimes, des témoignages de migrants et de leurs proches, des séquences mêlant le doute et l’espoir. En parallèle, un mur de photographies retrace cette enquête poignante confrontant ainsi dans le même espace le caractère vivant de l’image animée à la puissance de l’image fixe.

Photographe français né en 1955, il vit à Paris.

Il se consacre à des reportages au long cours, qui mettent au jour la complexité des communautés dont il questionne l’identité et la culture.

Patrick Zachmann se lance en 1976, après un stage avec Guy Le Querrec lors des Rencontres d’Arles, dans une carrière de photographe indépendant. Il réalise de nombreux reportages pour la presse française et internationale, s’intéressant aux questions liées à l’identité, à la mémoire et à l’immigration, que ce soit dans le cadre de ses recherches personnelles ou de commandes. Il réalise ainsi de nombreux travaux sur l’immigration à travers le monde : l’insertion des jeunes immigrés dans les quartiers nord de Marseille, la diaspora chinoise ou encore l’émigration malienne.

En 1982, il s’intéresse à la mafia napolitaine et publie l’année suivante son premier livre, Madonna!, aux éditions des Cahiers du cinéma. En 1987, il publie aux éditions Contrejour Enquête d’identité, fruit d’un projet de sept ans sur l’identité juive, faisant directement référence à ses propres origines.

En 1985, il intègre l’agence Magnum dont il devient membre à part entière en 1990.

En 1989, son reportage sur les événements de la place Tiananmen à Pékin marque le début d’une vaste étude sur la diaspora chinoise à travers le monde qui durera huit ans, publiée en 1995 sous le titre W. ou l’œil d’un long-nez chez Marval.

En novembre 2014, à la Galerie Magnum, lors du Mois de la Photo à Paris, puis en mars 2015, au musée Nicéphore-Niépce, à Chalon-sur-Saône, Patrick Zachmann présente, le résultat d’un travail de deux ans sur les migrants sur les deux rives de la Méditerranée, dans une exposition intitulée Mare Mater1.

Le 13 novembre 2015, lors des attentats de Paris, il filme un échange de tir entre les terroristes et les forces de l’ordre.

En avril 2016 les éditions Xavier Barral publient So Long, China2, un ouvrage rassemblant près de 350 photographies noir et blanc et couleur, fruit d’un travail au long cours réalisé lors des nombreux séjours effectués depuis 1982 dans un pays en pleine mutation, dans lequel Patrick Zachmann s’attache en premier lieu à la question de l’identité. Ce livre est récompensé par l’attribution du prix Nadar  2016.

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Stephanos Mangriotis, Europa inch’allah – 2017

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Patras est un lieu de transit. Cette ville portuaire à l’ouest de la Grèce, concentre de nombreux migrants, venus d’Afghanistan, d’Irak, d’Iran, d’Érythrée, de Somalie, du Soudan, de l’Algérie et du Maroc. Ils guettent le moment adéquat pour se cacher dans un camion afin de monter à bord d’un bateau pour l’Italie. Déterminés, mais confrontés à la peur d’être attrapés, ils attendent des mois, voire des années, pour passer cette étape de leur voyage clandestin. Tout en sachant que d’autres barrières les attendent sur la route d’une Europe rêvée, « Europa inch’Allah ». Avant d’appuyer sur le déclencheur il y a un long moment d’échange. Je tente de ne pas faire des images « d’eux » mais des images «avec eux » prises dans un processus de partage. Ma place ici est à la fois derrière et devant l’objectif, j’ai besoin de m’y immerger, de m’y retrouver dans ce contexte. Construites autour d’un mélange entre le style documentaire et la fiction, mes photographies cherchent à identifier les éléments nécessaires pour raconter une histoire. Des campements improvisés, des hôtels, des bateaux, des quais, des plages, des ruines, des cimetières, autant de lieux exposés dans cette série qui sont en réalité les espaces de vie des migrants de Patras. L’action et la situation tragique des individus ne sont pas mises au centre du propos, ces images privilégient davantage le témoignage, l’état psychologique et les traces laissées par ces passages clandestins.

Stephanos Mangriotis est un jeune photographe indépendant, co-fondateur du collectif Dekadrage. Ses origines grecques et sud africaines l’ont amené dès ses débuts à travailler autour des notions de frontière, identité et migration. Il a grandit à Athènes, étudié les mathématiques et la philosophie à Bristol puis la photographie à Paris. Désormais, il vit et travaille à Marseille.

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Jan Lemitz, Innocent passages – 2017

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Conformément au droit international, le Passage Innocent est un concept légal qui donne le droit de passage aux navires par des eaux territoriales internationales tant qu’il n’y a aucune menace pour l’intégrité, la sécurité et la paix d’un état souverain qui  est impliqué. Ce projet examine les modes de pratique de la photographie et son impact sur la production de mémoire collective et partagée. Des fragments visuels sont condensés dans des formats visuels particuliers, un processus qui entraîne toujours les moments de d’effacement et d’exclusion. Le projet aborde l’interaction de visibilité et d’invisibilité, l’exposition et la dissimulation aussi bien que les catégorisations et les hiérarchies inhérentes à la production des formats différents de mémoire/souvenir publique et la commémoration en présentant  des remplaçants visuels.

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Elsa Beaumont, Diaspora #1 – 2017

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Ce projet a été réalisé en 2016 au centre d’accueil des jeunes mineurs isolés étrangers, Louis Defond de Bréau et Salagosse, petite commune du Gard située dans les contreforts cévenols.   A leur arrivée sur le territoire français les jeunes mineurs sont pris en charge par le service social d’aide à l’enfance et sont ensuite placés dans des centres. Ils peuvent à l’aide d’un éducateur accomplir des démarches administratives et ont la possibilité de suivre une mise à niveau en français, matières générales et de choisir une spécialisation professionnelle comme la maçonnerie, la métallerie ou la peinture. La particularité du centre Louis Defond est qu’il se situe à 800 m d’altitude, non loin du Mont Aigoual, les conditions climatiques sont assez dures et ceci renforce son caractère isolé par rapport aux centres urbains. Ce hameau, restauré en 1947, devient un centre de rééducation, il accueille alors des jeunes garçons placés par la justice ou les services sociaux. Depuis 2013, le centre Louis Defond reçoit des jeunes mineurs isolés étrangers.  Les portraits ont été réalisés en argentique avec un Mamiya RB67. Je ne souhaitais pas faire un travail documentaire illustrant la vie du centre et les diverses scènes du quotidien. J’ai proposé à chaque jeune qui le souhaitait un protocole ; il s’agissait d’accepter de sortir du hameau et de marcher selon son envie, dans la direction de son choix, sur sentier ou hors sentier. Durant ce moment de marche, je proposais de placer un micro cravate relié à un enregistreur et invitais le jeune à s’exprimer, à laisser libre cours à ses pensées, réflexions et ce, tout en marchant, sans que je le questionne ou que j’intervienne. Au bout d’un temps de marche plus ou moins long, le jeune décidait alors de s’arrêter là où il souhaitait être photographié.   L’intérêt de ce protocole était d’extraire entièrement le jeune du lieu dans lequel il est accueilli, de le sortir de son contexte, de sa relation aux autres, au personnel encadrant, et de privilégier l’environnement extérieur, ici, la pleine nature. Cette particularité me semblait d’autant plus intéressante du fait du décalage qui s’opère avec le lieu d’origine du jeune. L’image vient alors comme un point de rencontre entre un ici et un ailleurs, un instant présent et un passé, qui s’entrechoquent et laissent beaucoup de doutes, de questionnements, de rêves, de peurs profondes, d’espoirs, de sensations d’exils et d’illusions, en suspens.

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Arno Brignon, Ceuta – 2017

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Ceuta, ville espagnole en territoire marocain est l’unique frontière terrestre entre Europe et Afrique. Longtemps point de passage emblématique pour les migrants, Ceuta est avant tout le symbole d’une Europe où l’économique à pris le pas sur le politique et l’humain. Ceuta, ce ne sont que 20Km2 qui ressemblent à une nasse dans laquelle Migrants, Marocains et Espagnols semblent bloqués en attente de promesses et de jours meilleurs, avec comme seule ligne de fuite le rocher de Gibraltar.

 

Arno Brignon est né en 1976 à Paris. Il vit à Toulouse. En 2010, diplômé de l’ETPA, il quitte son métier d’éducateur dans les quartier sensibles pour se consacrer entièrement à la photographie. Il articule son travail entre reportages pour la presse, enseignement et travaux personnels. Il rejoint l’agence Signatures, Maison de photographes en 2013.

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Anne Leroy, Abkhazie – 2017

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Dans cette série intitulée Abkhazie, ma démarche interroge la construction de l’identité nationale abkhaze vingt-cinq ans après la chute de l’URSS. Son support est un territoire de facto indépendant depuis 1992 qui s’étend des bords de la mer Noire aux montagnes du « grand Caucase » en passant par les zones frontalières de la Russie et de la Géorgie. Comment les jeunes abkhazes qui ont l’âge du conflit et qui sont toujours dans l’expérience de cet « après guerre » vivent-ils aujourd’hui dans ce décor de guerre datée où les nationalismes semblent toujours plus exacerbés ?

 

En parallèle de mes commandes, je réalise des travaux documentaires en France et à l’étranger. Je suis représentée par Picturetank. Mon travail aborde l’identité et la mémoire au travers des histoires individuelles et collectives. Mes séries ont été exposées dans des festivals et des galeries.

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Thierry Dana, El Hogar – 2017

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Mon objectif était de montrer les changements de vie que traversaient les familles. C’était également une opportunité de me rapprocher des circonstances dans lesquelles ont vécus mes parents.

La famille Soltani, d’origine afghane, vit dans un foyer près de Genève. Après avoir partagé son intimité et montrer sa vie quotidienne, on comprend quelle a été leur histoire avant de venir chercher refuge en Suisse.

J’ai été impressionné par la force vitale de la famille Soltani, son optimisme et sa générosité. C’est entre autre pour cela que cette expérience restera gravée à jamais dans ma mémoire et mon cœur.

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