Anne Leroy, Abkhazie – 2017

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Dans cette série intitulée Abkhazie, ma démarche interroge la construction de l’identité nationale abkhaze vingt-cinq ans après la chute de l’URSS. Son support est un territoire de facto indépendant depuis 1992 qui s’étend des bords de la mer Noire aux montagnes du « grand Caucase » en passant par les zones frontalières de la Russie et de la Géorgie. Comment les jeunes abkhazes qui ont l’âge du conflit et qui sont toujours dans l’expérience de cet « après guerre » vivent-ils aujourd’hui dans ce décor de guerre datée où les nationalismes semblent toujours plus exacerbés ?

 

En parallèle de mes commandes, je réalise des travaux documentaires en France et à l’étranger. Je suis représentée par Picturetank. Mon travail aborde l’identité et la mémoire au travers des histoires individuelles et collectives. Mes séries ont été exposées dans des festivals et des galeries.

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Thierry Dana, El Hogar – 2017

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Mon objectif était de montrer les changements de vie que traversaient les familles. C’était également une opportunité de me rapprocher des circonstances dans lesquelles ont vécus mes parents.

La famille Soltani, d’origine afghane, vit dans un foyer près de Genève. Après avoir partagé son intimité et montrer sa vie quotidienne, on comprend quelle a été leur histoire avant de venir chercher refuge en Suisse.

J’ai été impressionné par la force vitale de la famille Soltani, son optimisme et sa générosité. C’est entre autre pour cela que cette expérience restera gravée à jamais dans ma mémoire et mon cœur.

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Daphné Le Sergent, 24 clichés que j’ai occupés – 2017

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24 clichés se succèdent les uns aux autres à la manière de différents moments d’une journée, chacun consacré à une action particulière. Ces clichés ont été recueillis dans le Sud de l’Espagne, dans la région d’Almeria, où s’étend «El mare del plastico», mer de plastique formée par 17 000 hectares de cultures sous serres et dont le développement spectaculaire repose, entre autres, sur la surexploitation de la main d’oeuvre immigrée. Reléguée à l’extérieur des villes, marginalisée, cette population n’a souvent de possibilité d’intégration et d’inscription sur le territoire que dans l’espoir qu’elle projette d’un mode de vie occidental. La force d’une projection semble en effet ce qui leur permet de tenir. C’est pourquoi la question du cinéma (le cinéma est selon Godard «ce qui projette en grand» l’Histoire, les histoires) et en l’occurrence l’iconographie du western se constituent ici comme matériau de la vidéo : espaces désertiques, idée d’une frontière constamment reportée (pionnier), bande son d’Enio Morricone ralentie à l’extrême. Les clichés (en noir et blanc) se constituent d’incrustations vidéo (couleur) dans des photographies comme si les unes venaient prolonger les autres, rendant – grâce à leur temporalité-, ces espaces momentanément «habitables».

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Carles Costa, El forat a la pedra – 2017

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(Version FR dispo après la ES)

El Pallars es una comarca de alta montaña situada en los Pirineos. Es una zona que, como el resto de España, sufrió la GUERRA Civil, pero con una característica particular: es un territorio de frontera. Posee un relieve accidentado y una baja densidad de población repartida por municipios reducidos. El Pallars conoció la singularidad de una fuerte REPRESIÓN y dada su disposición geográfica también se convirtió en tierra de EXILIO. Esta historia arranca en Abril de 1938 con la llegada de las tropas nacionales en el Pallars que provoca una sucesión de hechos que se prolongará en los meses siguientes.

En una zona donde el gran protagonista es el paisaje, éste me sirve como elemento de testimonio de los sucesos de 1938. La idea es construir una pared como aquellas que son propias del Pallars. Se van colocando las imágenes como las piedras características de la zona, creando una gran panorámica totalizadora a partir de cuatro secuencias más pequeñas; un único paisaje compuesto de varios fragmentos. El reto es generar una narración con un continuum donde espacio y tiempo se cruzan para acabar hablando de la memoria y de testimonio. En el interior de la secuencia aparece un agujero en una pared, un no-espacio, un no-tiempo donde se esconden las muchas memorias, las muchas vivencias, que no trascenderán, que no aparecen en los libros, aquellas de las que no nos queda información, aquellas historias que permanecerán ocultas para siempre.

El paisaje resultante es el Pallars de 1938, pero también es el del presente; son porciones de territorio que crean un espacio nuevo. Piedras y paredes que se funden con los testimonios, los lugares que guardan la tragedia del conflicto, la represión enterrada en el prado, el agujero en la piedra, lo oculto, y finalmente el exilio, con la esperanza e incertidumbre de un futuro.

Lo que ocurre en las junturas. « Las grandes batallas, decía el general de M… , se libran casi siempre en los puntos de intersección de los mapas de estado mayor. Robert Bresson

 

El Pallars est un village de haute montagne situé dans les Pyrénées. C’est une zone qui, comme le reste de l’Espagne, a beaucoup souffert à cause de la guerre civile, mais avec une caractéristique particulière : c’est un territoire frontalier. Elle possède un relief accidenté et une faible densité de population partagée entre différentes petites municipalités. El Pallars a connu la singularité d’une forte RÉPRESSION et par sa position géographique elle s’est également convertie en terre d’EXIL. Cette histoire commence en avril 1938 avec l’arrivée des troupes nationales au Pallars qui provoque une succession d’événement qui se prolongerons les mois suivants.

C’est une zone où le protagoniste est le paysage, il me sert comme témoin des événements de 1938. L’idée est de construire un mur comme ceux qui caractérise le Pallars. Les photos se placent de la même manière que les pierres typiques de la zone de façon à créer un grand panorama à partir de quatre séquences plus petites. Un seul paysage composé de plusieurs fragments. Le but est de faire une narration avec un continuum où le temps et l’espace se croisent et finissent par parler de la mémoire et des témoignages.

Dans une des séquences il y a un trou dans le mur, un non-espace, un non-temps où se cachent les mémoires, les vécus, qui ne pourront être dépassés, qui n’apparaissent pas dans les livres, ces histoires qui resterons cachées à jamais.

Le paysage est celui de Pallars en 1938 mais c’est également celui d’aujourd’hui, ce sont des portions de territoire qui crée un espace nouveau. Pierres et murs qui se fondent grâce aux témoignages, les lieux qui gardent la tragédie du conflit, la répression enterrée dans la prairie, le trou dans la pierre, le secret et finalement l’exil avec cette espérance et incertitude d’un futur.

Ce qui se passe dans les jointures. « Les grandes batailles disait le général M… se produisent presque toutes dans des points d’intersection des cartes d’état-major ». Robert Bresson. 

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Stéphane Charpentier, The Divided Line – 2017

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Photographe et réalisateur, Stéphane Charpentier se consacre pleinement à une pratique artistique dès 2004. Après avoir travaillé dans la maison de disques EMI Music France, il étudie la photographie à Madrid, suit des workshops auprès d’Anders Petersen et de Michael Ackerman, et assiste Jean-Christian Bourcart à New York. Stéphane Charpentier développe un axe photographique poétique et existentiel, en argentique noir et blanc. Il réalise ses images au cours de nombreux voyages, vivant également dans différentes villes : Paris, Lyon, Madrid, Toulouse, New York, et à présent Athènes.

Début 2012, alors qu’il entame une série de séjours en Grèce, Stéphane Charpentier initie des recherches en vidéo (réalisation de films expérimentaux, installations, vidéo-clips) et il travaille également sur la captation d’enregistrements sonores.

Exposition de tirages collés en ville,
Et projection en boucle du film The Divided Line (bande son avec le groupe Oiseaux-Tempête)

1 ligne, 3 trajectoires. Maîtres, esclaves, pouvoir, profits, structure pyramidale. Immersion pour l’essentiel dans la densité des rues d’Athènes, miroir des atteintes qui sapent les fondations du monde occidental. Consumation continue, répétition des impasses, entêtement dans le mal, perte de sens. Une urgence émotionnelle percute la plupart des plans. Ressassements quotidiens, violences, illusions des images, dépossession, vies à contre-sens… Les corps à vif avancent reliés entre eux par la corde raide de l’humanité. Un lien par éclatement, par occlusion. Survivance, survie, mise à l’épreuve toujours plus âpre de ce qui tente de subsister. The Divided Line traversée frontale, entêtante, limite harcelante parfois, tant la densité et la tension images/son/sens nous plongent au cœur de sollicitations vives continues. L’écriture engagée, scandée, en rumeur de Stéphane Charpentier nous place dans un état d’émotions, de pensées un peu hors de contrôle à l’image de la folle fuite en avant qui engloutit nos sociétés.

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Hortense Soichet, Esperem – 2017

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Photographies d’Hortense Soichet avec Michelle Baptiste, Nathalie Baptiste, Lucie Ferrere, Michèle Ferrere, Rachel Garcia, Manuelle Greygolles, Vanessa Greygolles, Virginie Greygolles, Adèle Mailhe, Antoinette Maihle, Jeanine Mailhe, Muriel Mailhe, Raymonde Mailhe, Claudine Mailhe et Antoinette Soulès.

 

Il y a 23 ans, s’inquiétant de la disparition lente de la transmission orale de leur histoire, une quinzaine de femmes gitanes vivant à la Cité de l’Espérance à Berriac (11) se sont tournées vers la photographie. Hortense Soichet, artiste en résidence avec le Graph-CMI de 2013 et 2015, a accompagné les femmes gitanes dans leur démarche et a produit avec elles des photographies, présentées ici de manière indissociée. Ensemble, elles ont arpenté la cité de l’Espérance pour montrer les modes de vie de ses habitants et l’évolution du statut des femmes au sein de la communauté.

Hortense Soichet est photographe auteure, membre du Studio Hans Lucas depuis 2015 et docteure en esthétique. Ses travaux portent sur la représentation des modes de vie et plus particulièrement de l’habiter.

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Olga STEFATOU, Relative dating – 2016

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Le travail de Olga STEFATOU, Relative dating, a été exposé lors de l’édition 2016 de Fotolimo

La datation relative est un terme utilisé en géologie pour déterminer le placement d’un trait, objet ou évènement dans le temps sans référence absolue à son âge. Ce travail, par une approche intime sur le village abandonné de Vlahata sur l’île de Cephalonia en Grèce, est une tentative de réveiller des souvenirs et de me libérer de valeurs dominées par la tradition.

Olga Stefatou est un photographe et artiste visuel, né à Athènes, Grèce. Elle se concentre sur la quête de l’identité et de l’évolution humaine dans le contexte géopolitique. www. olgastefatou.com

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Claude BELIME, HM – 2016

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Le travail de Claude BELIME, HM, a été exposé lors de l’édition 2016 de Fotolimo

“ N’existe sur la mer, ni passé, ni futur.

La trace des sillages s’efface.

Il y a l’éternelle seconde présente qui est le centre,

L’horizon poursuivi recule,

Et rien jamais ne s’arrête. ”

Anita Conti : “ Journal de bord du Viking. ”, 1939

Claude Belime, né en 1963 vit et travaille dans les pyrénées orientales. Sa photographie tend à créer un lien entre l’espace du dedans et l’espace du dehors. L’intime se mêle à l’extériorité, il se crée une autre entité, « l’extime ». Il se développe dans une discussion avec le paysage. Le paysage dans lequel nous vivons que l’on transforme et qui nous nourrit.

www.claudebelime.com

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Till ROESKENS, Vidéocartographie : Aïda, Palestine (2009) – film 45’ – 2016

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Quelque part, au milieu d’un entrelacs de frontières : un camp de réfugiés. Pris dans une géographie de jour en jour plus absurde, des hommes, des femmes, des enfants se battent pour leur liberté de mouvement, s’obstinent à vouloir simplement vivre leur vie.

Till Roeskens a essentiellement exercé les métiers de conteur, photographe, cinéaste, ouvrier agricole et voyageur. Né en 1974 en Allemagne, vivant à Marseille, il a été pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome en 2013-14. Till Roeskens appartient à la famille des artistes-explorateurs. Son travail se développe dans la rencontre avec un territoire donné et ceux qui tentent d’y tracer leurs chemins.

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Rachid OUETTASSI, Tanger, le passage – 2016

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Le travail de Rachid OUETTASSI, Tanger, le passage, a été exposé lors de l’édition 2016 de FotoLimo.

Dans cette série, Rachid Ouettassi sur l’immigration clandestine nous délivre une part de l’identité actuelle de sa ville qui d’ « ouverte » est devenue « limite » pour de nombreux candidats à l’exil.

Rachid OUETTASSI, Né le 21 mai 1969 à Tanger. Il s’est spécialisé dans le reportage photographique. Ses premières expositions datent de 2002 à la Galerie Delacroix – Institut Français de Tanger, et depuis, ce photographe autodidacte n’a pas cessé de diversifi er ses travaux à travers plusieurs expositions individuelles. La photographie de Rachid Ouettassi, révèle une connaissance profonde de sa ville natale : ses luminosités, ses vues, ses zones d’ombres, ses panoramas, et ses humeurs climatiques. Elle nous convainc de sa crédibilité artistique, de son authenticité

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