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Leila Danerol TERRITOIRE ÉGARÉ – 2018

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Suite aux accords de Postdam à la fin de la seconde guerre mondiale, l´Allemagne fut divisée en quatre secteurs : soviétique, américain, anglais et français. En 1949, La République Démocratique Allemande fut créée par les communistes allemands, alliés de l’URSS, à partir de la zone d´occupation soviétique. Berlin-Est, le secteur soviétique de la ville, devint la capitale de la RDA.

 

À partir de 1961, pour arrêter la fuite vers l‘Ouest des citoyens est-allemands, l‘enclave occidentale de Berlin-Ouest fut séparée de Berlin-Est et du reste de la RDA par le mur de Berlin, qui devint l‘un des plus célèbres symboles du « rideau de fer ».

 

L´Allemagne de l´Est exista pendant quarante ans. Des gens y sont nés, y ont grandi, ont cru à l´idéologie de cet état ou se sont battus contre. Quant à la vie quotidienne à l´Est, elle s´avérait très différente de celle vécue à l´Ouest. Une vraie séparation géographique, architecturale, culturelle et quotidienne se créa. Nombreux furent ceux qui tentèrent de trouver un passage à l´Ouest. Puis en 1989, le mur tombe. Une frontière disparaît, et avec elle tout un pays, la RDA. Les bâtiments perdent leur fonction, les statues leur signification…

 

« Territoire égaré » retrace et évoque les vestiges de ce territoire disparu.

 

Née en 1984, Leila Danerol découvre la photographie lors de sa première année à l´Ecole des Beaux-Arts. Dans un premier temps : l´argentique et le noir et blanc. Elle se tournera ensuite vers la couleur afin de capturer des détails de rues lors de ses nombreux voyages. Elle emménage à Berlin en 2009 et se captive pour l´histoire de la séparation de l´Allemagne pendant la guerre froide. Elle revient à la photographie argentique pour la conception du projet « Territoire égaré”.

 

ES :

Tras los acuerdos de Postdam al final de la Segunda Guerra Mundial, Alemania se dividió en cuatro sectores: soviético, americano, inglés y francés. En 1949, La República Democrática Alemana fue creada por los comunistas alemanes aliados de la URSS, desde la zona de ocupación soviética. Berlín-Este, el sector soviético de la ciudad se convirtió en la capital de la RDA.

 

A partir de 1961, para detener la fuga de ciudadanos de la Alemania Oriental hacia el oeste, el enclave occidental de Berlín se separó de Berlín-Este y del resto de la RDA por el Muro de Berlín, que se convirtió en uno de los símbolos más importantes de “La Cortina de Hierro”.

 

La Alemania Oriental existió durante cuarenta años. La gente nació allí, creció allí, creyó en la ideología de este estado o luchó contra él. En cuanto a la vida cotidiana en el este, resultó ser muy diferente a la vivida en el oeste. Se creó una verdadera separación geográfica, arquitectónica, cultural y cotidiana. Mucha gente trató de encontrar un camino al oeste. Después, en 1989, el muro cayó. Una frontera desaparece, y con ella un país entero, la RDA. Los edificios pierden su función, las estatuas su significado…

 

“Territoire égaré” investiga y evoca los restos de este territorio perdido.

 

Nacida en 1984, Leila Danerol descubre la fotografía durante su primer año en la Escuela de Bellas Artes. Al principio la analógica y el blanco y negro. Después se pasa al color con el fin de capturar los detalles de las calles durante sus numerosos viajes. En 2009 se muda a Berlín y queda cautivada por la historia de la separación de Alemania durante la Guerra Fría. Vuelve a la fotografía analógica para el proyecto “Territoire égaré”.

 

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Serge Tribouillois, Philippe Fourcadier, Jean-Claude Feuillarade LES CHEMINS DE L’EXIL – 2018

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Ils ont mis leurs pas et leurs yeux dans ceux des fugitifs de toutes sortes qui se sont lancés sur les chemins de l’exil entre Portbou et Cerbère. De la ville espagnole à la ville française, ils ont parcouru plusieurs fois le chemin dans les deux sens, à différentes époques, de nuit comme de jour, et franchi cette frontière apparemment ouverte !

Peu à peu est apparue la réalité de cette barrière mentale et politique qui semble ne pas exister, qui est pourtant presque infranchissable pour l’indésirable qui tente le passage par le tunnel ou par le col…

Avec les yeux des fugitifs, réfugiés et migrants d’hier et d’aujourd’hui, ils sont partis à la recherche des lieux encore debout ou d’autres aujourd’hui abandonnés… pour évoquer par leurs images les émotions, les peurs, les espoirs, les découragements… de celui qui voit la « terre promise » de l’autre côté de la barrière !

Gare de Portbou, Coll dels Belitres, Gare de Cerbère…ces points de passage obligés ont été le fil conducteur de cette fiction photographique ancrée dans une réalité tragique !

Leurs errances nocturnes et diurnes leur ont permis de capter ces « lignes de fuite », ces traces signifiantes, ces rencontres improbables…qu’ils évoquent avec des approches photographiques complémentaires d’où le parti pris de la couleur et du noir et blanc qui conjuguent et associent les multiples « états » physiques et psychologiques des réfugiés.

Leurs photographies sont guidées par les textes poétiques de Jean-Claude Feuillarade, lequel tente d’entrevoir par quels sentiers émotionnels, ceux qui se déracinent doivent aussi passer.

 

 

Serge Tribouillois

 

Né en 1942, Serge Tribouillois est « accro » à la photographie depuis ses 17 ans ! Parallèlement à une carrière d’enseignant et de médiateur culturel, il a poursuivi ses recherches photographiques qui se sont concentrées sur les réalités poétiques ou dramatiques auxquelles nous sommes confrontés, au cours de nombreux voyages en Méditerranée et en Afrique. De nombreuses expositions ont montré son travail ces dernières années. Créateur et directeur de la Galerie « Passages » à Sète, il est l’un des membres fondateurs du « Collectif Images » de Sète et co-organisateur du « Printemps des Photographes », à Sète.

 

 

Philippe Fourcadier

 

Peut-être que le fait de pratiquer la photographie noir et blanc et son long processus de développement a définitivement encré Philippe Fourcadier dans une forme d’attente et de lenteur.

Privilégiant la forme abstractive dans sa photographie il s ‘en remet au merveilleux pouvoir de l’imaginaire pour que tout un chacun puisse s’approprier son travail de création. Il développe ainsi depuis plusieurs années un long compagnonnage entre photographie et littérature qui l’a amené à travailler en collaboration avec Jean-Claude Feuillarade sur des thématiques historiques revisitées et des thématiques contemporaines. Le thème de la Méditerranée et plus particulièrement du Maroc où il travaille régulièrement, attise sa curiosité depuis une dizaine d’années.

Son travail est régulièrement exposé dans le cadre de festivals, galeries, musée, et expositions collectives.

 

 

Jean-Claude Feuillarade

 

« La question de l’image s’est posée longtemps sans aucune discipline, ni autre forme de cohérence, une sorte de boue créative. Ensuite la géométrie et la brutalité de notre monde industriel ont posé des tensions palpables et contraignantes, elles ont une place dans mon regard photographique. »

 

ES :

Pusieron sus pasos y sus ojos en aquellos fugitivos de todo tipo que se embarcaron en los caminos del exilio entre Port Bou y Cerbère. Desde la ciudad española hasta la ciudad francesa, han recorrido la carretera en ambas direcciones, en diferentes momentos, día y noche, ¡y han este límite aparentemente abierto!

Poco a poco apareció la realidad de esta barrera mental y política que parece no existir, que es casi intransitable para quienes no son bienvenidos que intentan pasar por el túnel o por los altos…

Con los ojos de los fugitivos, refugiados e inmigrantes de ayer y de hoy, fueron en busca de lugares algunos todavía en pie y otras ya abandonados… para evocar a través de sus imágenes las emociones, miedos, esperanzas, desalientos… ¡de aquellos que ven la tierra prometida desde el otro lado!

La estación de Port Bou, Coll dels Belitres, la estación de Cerbère… ¡estos lugares de paso obligatorios han sido el hilo conductor de esta ficción fotográfica anclada en una trágica realidad!

Sus andanzas nocturnas y diurnas les han permitido captar estas “líneas fugaces”, estas huellas significativas, estos encuentros improbables… que evocan con enfoques fotográficos complementarios de dónde parte la diferencia entre el color y el blanco y negro y se asocian a los múltiples estados físicos y psicológicos de los refugiados.

Sus fotografías están acompañadas por los textos poéticos de Jean-Claude Feuillarade, que intenta vislumbrar a través de qué caminos emocionales deben pasar aquellos que se desarraigan a si mismos.

 

 

Serge Tribouillois

 

Nacido en 1942, Serge Triboullois ha sido adicto a la fotografía desde los 17 años. Paralelamente a su profesión en la enseñanza y como mediador cultural, continuó su investigación fotográfica que se centró en las realidades poéticas o dramáticas que enfrentamos, durante muchos viajes al Mediterráneo y África. Numerosas exposiciones han mostrado su trabajo estos últimos años. Creador y director de la Galería “Passages” en Sète, es uno de los miembros fundadores de “Collectif Images” de Sète y coorganizador de “Printemps des Photographes”, en Sète.

Philippe Fourcadier

 

Quizá el hecho de practicar la fotografía en blanco y negro y su largo proceso de desarrollo han introducido en Philippe Fourcadier la espera y la lentitud.

Priorizando la forma abstracta en su fotografía, confía en el maravilloso poder de lo imaginario para que todos puedan apropiarse de su trabajo de creación. Durante varios años, ha estado desarrollando un largo vínculo entre la fotografía y la literatura, lo que lo ha llevado a trabajar en colaboración con Jean-Claude Feuillarade sobre temas históricos revisados y temas contemporáneos. El tema del Mediterráneo y más concretamente de marruecos donde trabaja regularmente, despierta su curiosidad después de una década.

Su trabajo se expone regularmente en festivales, galerías, museos y exposiciones colectivas.

 

 

Jean-Claude Feuillarade

 

« La cuestión de la imagen ha surgido durante mucho tiempo sin ninguna disciplina u otra forma de coherencia, una especie de barro creativo. Entonces la geometría y la brutalidad de nuestro mundo industrial han planteado tensiones palpables y restrictivas, ellas tienen un lugar en mi mirada fotográfica. »

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Salvatore Puiglia TRANSIT – 2018

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Un passage de frontière, un jour de septembre à l’aube, entre l’Espagne et la France, dans l’espoir de ne pas rencontrer de douaniers.

 

Des photos prises d’une main, tout en conduisant et sans regarder. Quelque part par-là doit être le cimetière où est enterré le célèbre écrivain allemand.

 

Mais le texte superposé aux images est celui d’un autre allemand, le poète Friedrich Hôlderlin. C’est la lettre du 2 décembre 1802 à son ami Böhlendorf, celle qui marque son inclinaison vers une douce folie. Il y est aussi question de frontière, de passage, de traversée. Il y est aussi question de paysans landais, que Hölderlin prend pour d’anciens Athéniens : « La vue des Antiques m’a fait mieux comprendre non seulement les Grecs, mais plus généralement les sommets de l’art…». C’est à cette superposition d’une vision partielle et d’une réalité multiple que fait allusion ce travail, Transit, dont le titre se lit de la même manière en français et en allemand ; il y est question de paysages parcourus, de sépultures anonymes, de superposition de mémoire personnelle et d’histoire imaginée, de traces qui s’effacent, de coulures du temps qui passe.

 

Après avoir travaillé dans le domaine de la recherche historique, Salvatore Puiglia se consacre à l’art visuel depuis 1986. Depuis lors, son activité d’artiste s’est accompagnée d’investigations sur les sources documentaires des images, selon une pratique qui considère les traces de l’histoire comme de la matière à transformer.

Il a publié dans les revues Quaderni storici, Détail, Linea d’ombra, Revue de Littérature Générale, Vacarme, Lo sciacallo, Mediamatic, Issues in Contemporary Culture and Aesthetics, Any. Il a édité le volume collectif Via dalle immagini / Leaving Pictures (Salerne, 1999) et organisé les expositions Iconografie transitorie (Rome, 1999) Memoria e storia (Naples, 2001), Promemoria (Taggia, 2005).

 

ES :

Un cruce por la frontera, un día de septiembre al amanecer, entre España y Francia, con la esperanza de no encontrar a los agentes de aduanas.

 

Las fotos tomadas con una mano, mientras conduce y sin mirar. En algún lugar debe estar el cementerio donde está enterrado el famoso escritor alemán.

 

Pero los textos superpuestos a los imágenes son de otro alemán, el poeta Friedrich Hôlderlin. Esta es la carta del 2 de diciembre de 1802 a su amigo Böhlendorf, quien inicia su interés hacia una dulce locura. También se habla de frontera, paso, cruce. También se habla de los campesinos de Landes a quienes Hölderlin considera antiguos atenienses: « La visión de las Antigüedades me hizo comprender mejor no solo a los griegos, sino también a las cumbres del arte… » Es a esta superposición de una visión parcial y de una realidad múltiple a lo que hace alusión en su trabajo “Transit”, cuyo título se lee igual en francés y en alemán; se trata de paisajes recorridos, de sepulturas anónimas, de superposiciones de memoria personal y de historia imaginada, rastros que se desvanecen, goteos del paso del tiempo.

 

Después de trabajar en el campo de la investigación histórica, Salvatore Puiglia se dedica a las artes visuales desde 1986. Desde entonces, su actividad como artista ha ido acompañada de investigaciones de las fuentes documentales de imágenes, de acuerdo con una práctica que considera los rastros de la historia como materia a ser transformada.

Ha publicadoen las revistas Quaderni storici, Détail, Linea d’ombra, Revue de Littérature Générale, Vacarme, Lo sciacallo, Mediamatic, Issues in Contemporary Culture and Aesthetics, Any. Editó el volumen colectivo Via dalle immagini / Leaving Pictures (Salerne, 1999) y organizó las exposiciones Iconografie transitorie (Rome, 1999) Memoria e storia (Naples, 2001), Promemoria (Taggia, 2005).

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Francesca Di Bonito MIGRATIONS – 2018

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Migrations est une recherche sur les flux cycliques qui habitent les corps biologiques et sociaux. Une expérience visuelle qui étudie, au sens large, l’ensemble des phénomènes de déplacement et de transformation des vivants.

 

Les migrations y sont données à voir comme des flux géographiques motivés par des impératifs économiques et politiques, mais aussi comme des flux temporels où l’individu se retrouve confronté à la puissance des cycles de la vie – reproduction, naissance, vieillissement, mort. Les cycles biologiques (corps vivants) et les déplacements de populations (corps sociaux) se retrouvent ainsi dans un même mouvement, tous deux étant des élans naturels et impérieux qui s’interpénètrent.

 

Flux, reflux. De ce mouvement perpétuel naissent des désirs d’ailleurs, d’une existence autre. Un fantasme de terre promise, qui aujourd’hui, sous les pressions démographiques, politiques, économiques et environnementales prend un sens quasi mystique. Cette dimension onirique, presque magique, est au centre de son travail artistique.

 

Migrations est un travail photographique et plastique où, opérant à la frontière entre réel et fiction, j’emploie des signifiants et des atmosphères qui trouvent leurs sources dans les flux marins, dans les terres isolées, dans les habitants de côtes insolites et de paysages lointains. L’eau des océans et des mers est en effet un punctum important de ce projet. L’eau, cette surface lisse et mouvante, sur laquelle on ne saurait poser le pied sans s’y engloutir. Il suffit pourtant d’y flotter pour avancer, traverser cette étendue liquide et découvrir d’autres terres fermes, d’autres continents. Les voies d’eau ont toujours été des passages, d’un univers à un autre, d’une culture à une autre. Un obstacle aussi, l’essence même de l’inconnu, avec la peur qu’il engendre.

 

Mais l’obstination de l’humanité en a eu raison, et a franchi ainsi de bien plus vastes espaces encore que ceux de la terre émergée. Parce qu’il est dans la nature de l’humanité d’être en perpétuel mouvement, de se confronter à l’impossible pour accomplir sa destinée. Mes images sont des recréations de cette dynamique inéluctable, de cette volonté absolue de dépasser le cadre restreint d’un univers qui serait uniquement terrestre. Si l’eau nous constitue, si elle nous a donné vie, elle entre également en résonance avec nos mouvements, au même titre que les vagues ou les marées. En associant artéfacts et images d’anonymes, je recompose l’univers psychique de ceux qui, poussés par le courage ou le désespoir, ont entrepris d’affronter l’eau et la mer. Et je donne une parole silencieuse à ces cultures mêlées, aussi semblables et différentes que les vagues.

Reliques actuelles est un hommage plastique aux victimes des flux migratoires des dernières années. Par le choix d’une pratique autre que la photographie directe sur le terrain, loin du répertoire médiatique habituel, les dispositifs des reliquaires construisent un document où la photographie est à la fois témoignage et matériau.

L’œuvre se constitue de visuels anonymes, tirés d’archives web, intégrés au sein de coquillages grâce à une pratique artisanale qui fait écho aux reliquaires religieux et baroques. Dispositifs symboliques et mémoriels, ces objets détournent le rapport de vénération et de réconfort propre à la relique sacrée.

Reliques actuelles fige en effet la présence déstabilisante de l’immigré anonyme.

Le sujet s’extrait ainsi de sa disparition pour occuper un espace vivant, celui d’une mémoire vigilante et d’un témoignage actif.

 

Francesca Di Bonito (1978, Italie), vit et travaille à Paris depuis 2004. Elle puise dans ses études artistiques et dans son expérience du reportage la matière d’une œuvre hybride et protéiforme. Photographe plasticienne, elle interroge les dynamiques sociétales au centre des enjeux contemporains. Le médium photographique est le matériau narratif autour duquel évoluent et se construisent ses récits plastiques. Francesca Di Bonito emprunte au répertoire médiatique ses outils et ses actualités, pour les fondre dans l’expérience artistique. Une métamorphose de l’information s’opère ainsi, par le détournement du visuel documentaire et de sa lecture.

 

 

ES :

Migrations es una investigación sobre flujos cíclicos que habitan en cuerpos biológicos y sociales. Una experiencia visual que estudia, en un sentido amplio, todos los fenómenos de desplazamiento y transformación de los seres vivos.

 

Las migraciones se ven como flujos geográficos movidos por motivos económicos u políticos, pero también como flujos temporales donde el individuo se enfrenta al poder de los ciclos de la vida – reproducción, nacimiento, crecimiento, muerte. Los ciclos biológicos (cuerpos vivos) y los desplazamientos de poblaciones (cuerpos sociales) se encuentran así en el mismo movimiento, siendo ambos impulsos naturales que se interrelacionan entre ellos.

 

Flujo, reflujo. De este movimiento continuo nacen deseos de otros lugares, de otras existencias. La fantasía de la tierra prometida que hoy, bajo las presiones demográficas, políticas, económicas y ambientales adquiere un significado casi místico. Esta dimensión onírica, casi mágica, es el centro de su trabajo artístico.

 

Migrations es un trabajo fotográfico y plástico que, trabajando en el límite entre la realidad y la ficción, usa atmósferas relevantes que tiene su origen en el flujo marino, en tierras aisladas, en los habitantes de tierras insólitas y lugares lejanos. El agua de los océanos y del mar son un hecho importante en este proyecto. El agua, esa superficie lisa y en movimiento sobra la que no puedes posar un pie sin ser devorado. Sin embargo, es suficiente con flotar para poder avanzar, atravesar esta extensión líquida y descubrir otras tierras firmes, otros continentes. Los cursos del agua han sido siempre pasajes de un universo a otro, de una cultura a otra. Es también un obstáculo la esencia misma de lo desconocido, con el miedo que lo engendra.

 

Pero la obstinación de la humanidad tenía razón, así ha cruzado espacios aun más vastos que los de la tierra emergida. Porque está en la naturaleza de la humanidad estar en perpetuo movimiento, enfrentarse a lo imposible para cumplir su destino. Mis imágenes son recreaciones de esta valiosa dinámica, de este deseo de ir más allá del marco restringido de un universo únicamente terrestre. Si el agua nos constituye, nos da la vida, entra en resonancia con nuestros movimientos, igual que las olas y las mareas. Conjugando sistemas y fotografías de anónimos, recompongo el universo psíquico de aquellos que, movidos por el valor o la desesperación, se han comprometido a abordar el agua y el mar. Y doy una voz silenciosa a esas culturas mixtas tan similares y diferentes como las olas.

 

Reliques actuelles es un tributo a las víctimas de los flujos migratorios recientes. Al elegir una práctica diferente a la fotografía directa en el campo, lejos del repertorio habitual, los dispositivos relicarios construyen un documento donde la fotografía es a la vez testimonio y material. El trabajo consiste en imágenes anónimas, tomadas de webs, insertadas en conchas gracias a una práctica artesanal que recuerda a relicarios barrocos. Objetos simbólicos y conmemorativos, estos desvían la relación de veneración y confort propias de la religión sagrada.

Las reliquias actuales realmente congelan la presencia desestabilizadora del inmigrante anónimo.

El sujeto se extrae así de su desaparición para ocupar un espacio vital, el de una memoria vigilante y un testimonio activo.

 

 

Francesca Di Bonito (1978, Italia), vive y trabaja en París desde 2004. Ella se basa en sus estudios artísticos y en su experiencia en el reportaje el tema de una obra híbrida y proteiforme. Fotógrafa plástica, cuestiona las dinámicas sociales en el centro de los problemas contemporáneos. El medio fotográfico es el material narrativo alrededor del cual evolucionan y se construyen sus historias plásticas. Francesca Di Bonito toma prestado del repertorio mediático sus herramientas y noticias para fundirlas con la experiencia artística. De este modo se produce una metamorfosis de la información, mediante el desvío de la documentación visual y su lectura.

 

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Maxime Taillez FRONTIÈRE – 2018

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Dans l’imaginaire collectif, le passage de la frontière représente un changement d’univers soudain sinon brutal. Dans un monde globalisé, cela correspond pourtant de moins en moins à la réalité et cela particulièrement dans l’Europe de Schengen.

 

Ayant grandi dans le Nord de la France, Maxime a tellement traversé la frontière vers la Belgique qu’il lui semble qu’elle n’existe même plus. Pour lui, les espaces frontaliers correspondent moins à une délimitation concrète qu’à une géographie personnelle.

 

En tout cas pour bon nombre de gens, plutôt qu’un lieu de transition rapide, c’est un espace d’échanges. Les no-man’s land autour des anciens postes de douane sont devenus des destinations, celles d’un tourisme bas de gamme dans des zones commerciales hors taxes. Tandis que les frontières dites naturelles sont exploitées par l’homme à des fins commerciales ou de loisirs.

 

Maxime Taillez est né à Saint Pol sur Mer le 24 juin 1988. Diplômé d’un BTS photographie au lycée Jean Rostand de Roubaix en 2009. Diplômé d’un Bachelor en photographie à l’ESA « Le Septante-Cinq » à Bruxelles en 2012. Vit et travaille à Bruxelles.

 

ES :

En la imaginación colectiva, el paso de la frontera representa un cambio de universo repentino, si no brutal. En un mundo globalizado, sin embargo, esto es cada vez menos fiel a la realidad, especialmente en la Europa de Schengen.

 

Habiendo crecido en el norte de Francia, ha cruzado la frontera con Bélgica tanto que parece que ya no existe. Para él, las áreas fronterizas corresponden menos a una delimitación concreta que a una geografía personal.

 

En todo caso, para un buen número de personas, en lugar de una transición rápida, es un lugar de intercambios. La tierra de nadie en torno a antiguos puestos de aduanas se ha convertido en un destino, el de un turismo de baja calidad en las zonas comerciales libres de impuestos. Mientras las fronteras naturales son explotadas por el hombre con fines comerciales o recreativos.

 

Maxime Taillez nació en Saint Pol sur mer el 24 de junio de 1988. Se graduó en un Grado FP de Fotografía en el instituto Jean Rostand en Roubaix en 2009. Graduado de una Licenciatura en Fotografía en la ESA « Le Septante-Cinq » en Bruselas en 2012. Vive y trabaja en Bruselas.

 

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Manuel Benchetrit L’EPIDERME DE LA VILLE – 2018

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Les images de projets urbains prennent forme sur des panneaux de chantier, des affiches publicitaires gigantesques, qui, physiquement clôturent l’espace, compartimentent la vue et flèchent les parcours. Elles organisent ainsi dans la ville les flux piétonniers, routiers, et visuels. Elles imposent à la vue un certain imaginaire, et restreignent l’accès à certains espaces, en particulier les chantiers des projets qu’elles annoncent.

 

En marquant ainsi le moment de suspension entre l’intention de réaliser un projet, et sa réalisation propre, les images de projets urbains forment aussi une frontière – temporaire -dans le temps. Parfois la réalisation ne survient jamais. Ou plus surprenant l’intention réelle ne porte pas sur la réalisation mais sur l’habillage de la ville. Comme une seconde peau qui s’éternise.

 

2004 – Soudan. Premier voyage et résidence hors de la sphère occidentale. C’est à cet instant que s’affirme mon désir de travailler avec le medium photographique comme avec un matériau dont les caractéristiques sont porteuses de sens.

 

L’Art et la photographie, ont toujours été pour moi une activité que j’exerce avec délectation et culpabilité en marge de mes activités réputées « sérieuses ». En 2007 je me suis expatrié au Sultanat d’Oman. J’ai fini par comprendre que je partais à la recherche d’une culture refoulée remarquant que mes grands-parents – séfarades d’Algérie mais de nationalité française – avaient un accent maghrébin. Avec Roman Stadnicki, un ami géographe, nous partons pour une mission de deux mois à la découverte des marges urbaines de la péninsule Arabique. Il étudie le terrain et j’ai carte blanche pour m’intéresser aux espaces parcourus. C’est ce dialogue qui a donné naissance à la série « l’épiderme de la ville ». Aujourd’hui, c’est le projet qui me tient le plus à cœur car il cristallise tous les éléments qui ont façonné mon parcours et qui m’interpellent.

 

ES :

La imágenes de los proyectos urbanos toman forma en paneles de construcción, carteles publicitarios gigantes que encierran físicamente el espacio, compartimentan la vista y marcan el rumbo. De esta manera organizan los flujos peatonales, viales y visuales en la ciudad. Imponen a la vista un cierto imaginario y restringen el acceso a ciertos espacios, especialmente a los sitios de los proyectos que anuncian.

 

Al marcar así el momento de suspensión entre la intención de realizar un proyecto y su propia realización, las imágenes de los proyectos urbanos forman también una frontera temporal en el tiempo. A veces la realización nunca ocurre. O, lo que es más sorprendente, la verdadera intención no es la realización, sino la ornamentación de la ciudad. Como una segunda piel que dura para siempre.

 

2004 – Sudán. Primer viaje y residencia artística fuera de la esfera occidental. En ese instante se afianza mi deseo de trabajar en el medio fotográfico con un material cuyas características son significativas.

 

El arte y la fotografía han sido siempre actividades que he ejercido con deleite y culpabilidad al margen de mis actividades consideradas “serias”. En 2007 me mudé al Sultanato de Omán. He acabado por comprender que iba en busca de una cultura reprimida y me di cuenta de que mis abuelos, sefardíes de Argelia pero de nacionalidad francesa, tenían un acento magrebí. Con Roman Stadnicki, un amigo geógrafo, partimos para una misión de dos meses para descubrir los márgenes urbanos de la Península Arábiga. Él estudia el campo y tengo carta blanca para interesarme en los espacios recorridos. Es este diálogo el que dio origen a la serie « L’epiderme de la ville ». Hoy, es el proyecto que está más cerca de mi corazón porque cristaliza todos los elementos que dieron forma a mi carrera y que me atraen.

 

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Hélène Mutter LINES – 2018

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Le projet s’inscrit dans cet espace mental et virtuel. En partant à la recherche de murs et de clôtures mesurant parfois plusieurs mètres de hauteur sur des centaines de kilomètres de long, j’ai été confrontée à la propre limite de la représentation des technologies numériques, n’obtenant que des lignes abstraites comme équivalence des murs frontières.

 

J’ai ainsi archivé une quarantaine de lignes de séparation entre certains pays, pour la plupart des pays en guerre où les frontières sont floues, souvent non reconnues et contestées.

 

Dans les contextes politiques et géopolitiques actuels, est-il encore possible d’envisager aujourd’hui la frontière comme un espace entièrement virtuel, dont les limites seraient elles-mêmes indéfinissables ?

 

Hélène Mutter est née en 1989 et vit et travaille à Bruxelles. Après un cursus à la Villa Arson à Nice et à L’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, elle entame en 2014 un doctorat en Art et sciences sociales, entre l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et l’Université, dans le laboratoire de Recherche et Enseignement en Politique Internationale (le Repi). Son travail se situe au croisement d’un travail artistique polyvalent et d’une réflexion théorique sur les dimensions spatiales, architecturales, urbanistiques et technologiques de la guerre.

 

 

ES :

El proyecto encaja en este espacio mental y virtual. Buscando paredes y vallas que a veces miden varios metros de altura por cientos de kilómetros de largo, me enfrenté al límite de la representación de las tecnologías digitales, obteniendo solo líneas abstractas como equivalencia de muros fronterizos.

 

He registrado alrededor de 40 líneas fronterizas entre ciertos países, la mayoría de ellos en guerra donde los límites territoriales son confusos, a menudo no reconocidos y controvertidos.

 

En el contexto político y geopolítico actual, ¿es posible contemplar la frontera como un espacio completamente virtual cuyos márgenes sean indefinibles?

 

Hélène Mutter nació en 1989 y vive y trabaja en Bruselas. Tras sus estudios universitarios en Villa Arson, en Niza, en la Escuela Nacional Superior de Artes Decorativas de París, comenzó en 2014 un doctorado en Arte y ciencias sociales entre la Academia Real de Bellas Artes de Bruselas y la Universidad, en el laboratorio de investigación y docencia en Política Internacional (Repi). Su obra se encuentra en el cruce entre un trabajo artístico versátil y una reflexión teórica sobre las dimensiones espacial, arquitectónica, urbanística y tecnológica de la guerra.

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Jacqueline Salmon LE HANGAR – 2018

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Choisir de traiter un sujet comme celui du hangar de Sangatte, c’est assembler dans un projet, son souci d’historienne, son désir d’artiste et son émotion de citoyenne. C’est à Paul Virilio, avec qui elle venait de réaliser le livre « Chambres Précaires  » sur les lieux du Samu social à Paris, qu’elle doit l’énergie qu’il a fallu pour se lancer dans ce travail, et à l’Université d’Arras associées à la Maison des Arts de Sallaumines l’intérêt immédiat qui a rendu possible une première exposition.

La Croix-Rouge française en la personne de Michel Derr directeur du centre de Sangatte, l’a accueillie chaleureusement ; le sujet n’était pas encore à la une de l’actualité. Paul Virilio disait que l’on était face au début d’un phénomène qui caractériserait le 21ème siècle et qui était celui d’une grande vague de migration des pays pauvres vers les pays riches ; et elle, elle pensait en imaginant le hangar: à quoi cela ressemble-t-il ? Qu’a mis en œuvre la société ou je vis face à un tel problème? Car elle est bien de cette époque et de ce monde-là, en parti responsable, et si elle n’est pas aujourd’hui contrainte à l’exil, ce n’est que par une succession de hasards.

 

Jacqueline Salmon est née en 1943 à Lyon, elle vit actuellement à Paris. Étudiante, elle a enseigné la danse pour payer ses études : Arts Plastiques, Architecture puis Histoire Contemporaine à la Sorbonne.

 

Depuis 1981, elle réalise une œuvre photographique dont le principal sujet est l’étude des rapports entre philosophie, histoire de l’art, et histoire des lieux. Elle a obtenu en 1993 le prix de la Villa Médicis Hors les murs pour le projet « Entre centre et absence », une série alliant portraits et lieux, et a été invitée en résidence au Banff Center for Arts en 1995. Elle a réalisé de nombreux livres en collaboration avec des philosophes et écrivains : Hubert Damisch, Jean-Louis Schefer, Paul Virilio, Bernard Lamarche-Vadel, Paul Ardenne, Christine Buci-Glucksmann, Michel Poivert, Jean-Christophe Bailly…

 

Intéressée par la pédagogie, elle a enseigné à l’Université Paris VIII, et dans les écoles d’architecture de Saint-Etienne et de Lyon, elle est régulièrement invitée pour des workshops et des séminaires

 

ES :

Tratar un tema como el del hangar de Sangatte, es reunir en un proyecto su preocupación como historiadora, su deseo de artista y su emoción como ciudadana. Es a Paul Virilio, con quien acaba de hacer el libro “Habitaciones Precarias” sobre los lugares de Samu social en París, a quien debe la energía necesaria para embarcarse en este proyecto, y a la Universidad de Arras asociada con a la “Maison des Arts” de Sallaumines el interés inmediato que hizo posible su primera exposición.

 

La Cruz Roja francesa, con la representación de Michel Derr, director del centro de Sangatte, le dio una calurosa bienvenida; el tema todavía no estaba en las noticias. Paul Virilio dijo que estábamos enfrentando el comienzo de un fenómeno que caracterizaría el siglo XXI y el de una gran ola de migración de países pobres a países ricos; y ella imaginaba el hangar: ¿qué aspecto tendría? ¿cómo podía hacer ver a la sociedad ese problema? Debido a que ella vive en esta época y este mundo es en parte responsable, si no está obligada al exilio no es más que por el azar.

 

Jacqueline Salmon nació en 1943 en Lyon, vive actualmente en París. Mientras estudiaba estuvo enseñando danza para pagar sus estudios: Artes Plásticas, Arquitectura y después Historia Contemporánea en la Universidad Sorbonne (París).

 

Desde 1981, se ha dedicado a proyectos fotográficos cuyo tema principal es el estudio de las relaciones entre la filosofía, la historia del arte y la historia de los lugares. En 1993 ganó el premio” Villa Medici Hors les murs” por el proyecto “Entre centre et absence”, serie que combina retratos y lugares, y fue invitada a una residencia en Banff Center for Arts (Canadá) en 1995. Ha publicado numerosos libros en colaboración son filósofos y escritores: Hubert Damisch, Jean-Louis Schefer, Paul Virilio, Bernard Lamarche-Vadel, Paul Ardenne, Christine Buci-Glucksmann, Michel Poivert, Jean-Christophe Bailly…

 

Interesada por la pedagogía, enseñó en la Universidad París VIII, y en los colegios de arquitectura de Saint-Etienne y Lyon, y es invitada regularmente a talleres y seminarios.

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Anna Puig Rosado ESCAPE, TEL AVIV – 2018

Commentaires fermés sur Anna Puig Rosado ESCAPE, TEL AVIV – 2018 FotoLimo 2018

« Pendant des années j’ai erré autour d’Israël sans jamais y entrer car je me méfie des terres promises. J’imaginais un pays enfermé, enroulé sur lui-même, une cage argentée séparée du dehors par les pays à mosquée que j’aimais. Je regardais Israël de loin, depuis la Syrie, la Jordanie, l’Egypte ; J’étais attirée à reculons par ce pays hautain encerclé par l’hostilité. Pourtant mes grands-parents, familles juives d’Odessa et Istanbul, étaient revenus comme habités d’un pèlerinage à Jérusalem et même s’ils semblaient y avoir trouvé quelque chose, moi je ne savais toujours pas quoi y aller chercher. Mais avec le temps les barrières se sont affaissées et un jour je me suis retrouvée seule en Israël. Engourdie par une mélancolie lente, j’ai écumé Tel Aviv au cours de marches monacales. Dans les vieux quartiers des communautés russes, yéménites et africaines, je rasais les murs, ces étendards vociférants questionnant cette identité israélienne décousue.  »

 

Tel Aviv est une ville bipolaire à la poésie âpre et sans fard, et ses murs aux univers pénitentiaire trompent l’œil ou l’esprit. Ici comme partout les murs séparent, mais ils semblent être les seuls à porter une parole libre.

 

Grande voyageuse de lieux atypiques, elle a d’abord travaillé pour la presse magazine parisienne depuis 1992 et a développé son travail d’auteur en réalisant des expositions présentées en France et dans le monde et en publiant des livres. Elle partage sa passion en animant des stages photos chez elle dans la Drôme, ainsi que dans les écoles ou les institutions. Ses séries photographiques sont accompagnées des textes de Nicolas Joriot.

 

ES :

“Durante años deambulaba alrededor de Israel sin entrar nunca porque desconfiaba de la tierra prometida. Imaginaba un país encerrado, encogido sobre si mismo, una jaula de plata separada del exterior por los países con mezquitas que tanto amaba. Miraba Israel desde lejos, desde Siria, Jordania, Egipto. Me sentía atraída por este país altivo rodeado de hostilidad. Sin embargo mis abuelos, familias judías de Odesa y Estambul, habían regresado como si estuvieran en una peregrinación a Jerusalén y aunque parecían haber encontrado algo, yo todavía no sabía qué buscar. Pero con el tiempo las barreras se hundieron y un día me encontré sola en Israel. Entusiasmada por una lenta melancolía, recorrí Tel Aviv durante las marchas monásticas. En los antiguos barrios de las comunidades rusas, yemeníes y africanas, palpaba esos muros vociferantes cuestionando esa identidad israelí desarraigada”.

 

Tel Aviv es una ciudad bipolar con una poesía amarga y sin adornos , y sus muros universales de prisión engañan al ojo o a la mente. Aquí como en todas partes las paredes se separan, pero parecen ser las únicas que tienen libertad de palabra.

 

Gran viajera de lugares atípicos, trabajó por primera vez para la revista parisina desde 1992 y ha desarrollado su trabajo como autora organizando exposiciones en Francia y alrededor del mundo y publicando libros. Comparte su pasión organizando talleres en su casa en Drôme, así como colegios o instituciones. Sus series fotográficas están acompañadas por los textos de Nicolas Joriot.

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Laetitia Tura, Je suis pas mort, je suis là – 2017

Commentaires fermés sur Laetitia Tura, Je suis pas mort, je suis là – 2017 FotoLimo 2017

L’exposition Je suis pas mort, je suis là rassemble pour la première fois nos recherches commencées en 2007, sur la situation des migrants bloqués aux marges de l’Europe. Des séjours réguliers au Maroc – d’Oujda à Rabat en passant par Tanger –, à Melilla et en Tunisie, nous ont permis de rencontrer des dizaines de migrants et migrantes qui ont bien voulu partager avec nous leurs histoires. Des stratégies de passage des frontières aux récits de mort et de disparition dans le blanc des cartes – désert, mer et océan –, il se dessine une culture commune à tous ces parcours du début du XXIe siècle. Nous vous présentons ici une culture en mouvement dont les pratiques ne cessent d’évoluer, à mesure que les dispositifs de surveillance et de répression se transforment dans les frontières. Un patrimoine émerge de l’expérience de ces traversées ; un patrimoine qu’il est pour nous important de reconnaître.

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